Pratiquement 15 ans dans le jeu vidéo, j’ai récemment évolué vers la distribution et cherche actuellement à appliquer une stratégie ‘réseau social’ et ‘gamification’ en boutique (marketing direct relationnel).
Point of view about new usages when social media meets usages as a game. Gamification, Social
En cette journée du 8 mars, les 24h des droits de la femme, et pour faire écho au billet de 2011 (lien ici) j’ai l’extrême plaisir de convier à nouveau ma geekette, @celinemory, pour poursuivre notre conversation.
@pasmory : depuis l’année dernière je n’ai pas trop vu les femmes s’exprimer. J’ai l’impression que la sphère communicante s’est concentrée sur les affaires et la place de l’homme : du coup la place de la femme s’en est trouvée amoindrie. Regarde on ne parle que de crise, de pouvoir d’achat, d’élections... Et les affaires DSK entre les 2 journées du 8 mars ..! Un avis là-dessus ?
@celinemory : si je puis me permettre... les femmes sont les premières victimes de la crise mais ça ce n’est pas l’angle choisi par les (grands) médias... ou trop peu :) Qui obtient le record des temps partiels ou celui des salaires les plus bas au même niveau de qualification (sur mêmes bases d’âge et d’expérience) ? Je ne parlerai pas du pouvoir d’achat qui, sur les familles monoparentales pèse encore plus, sachant que les revenus de travail sont plus incertains pour les mères de famille qui éduquent seules leurs enfants et elles sont les plus nombreuses (voir ici ). DSK lui, ne s’occupe pas ça on a bien compris ! Lui, c’est peignoir et plumeau au garde à vous, mais pas pour des questions d’honneur ou de fidélité..! Sa femme, me diras-tu ? Comment dire... elle n’a aucun problème de pouvoir d’achat et a traversé ces crises médiatico-sexuelles sans ciller (enfin c’est qu’on a vu hein). Au final elle se retrouve à la tête d’un géant de l’info... Donc oui, je crois qu’il ne s’est pas passé grand chose depuis 1 an pour les femmes et pour leurs droits. Enfin moi je (re)tweete toujours plus @pasmory et j’ai changé d’activité pro mais ça personne ne l’a vu (ou presque) ;)
@pasmory : moui, d’ailleurs rappelles-moi de te FF un peu plus d’ailleurs mais bon le #FF me semble avoir perdu de sa superbe... Sinon, il est un réseau qui semble rencontrer un succès féminin, c’est Pinterest (statistique ici ). Est-ce que l’image appelle un sens plus féminin selon toi ? L’’homme se contente-t-il juste de parler ? Que penses-tu de ce nouveau moyen d’expression collective ? Un avis sur ces statistiques ?
@celinemory : Pinterest c’est un peu l’envie de conserver quelque part une mémoire de ce qu’Elles aiment et ont envie de montrer de leur personnalité. Ce qui les marquent à un instant T, ce qu’Elles veulent partager dans le présent. De là à dire que c’est ce qui distingue les femmes des hommes... je n’y crois pas vraiment mais ... mais, il est vrai que les hommes peuvent avoir plus tendance à parler d’eux et de leur opinion (on le voit sur twitter) et moins de faire voir ce qui leur plait (esthétiquement par exemple), ce qui les touche, ce qui les surprend. On est avec eux davantage dans l’analyse, le décryptage, la (fausse) révolte, le conseil... Les hommes sont-ils des (beaux)-parleurs alors ? je n’en sais trop rien : en tous les cas ils sont moins nombreux il me semble à mettre en valeur les actes ou les oeuvres des autres.
@pasmory : c’est toi qui le dit ! bien alors : 2012 année bissextile... Donc un jour de plus pour les hommes (#humour) ?
@celinemory : #hinhin ou devrais-je dire plutôt 2012, un jour de plus pour permettre aux hommes d’appréhender le monde avec les femmes et non pour les femmes ou par les femmes #plz ! Il ne faut pas un monde pour plus de femmes au pouvoir, il faut juste un monde mieux partagé, avec moins de stéréotypes dans l’éducation, les médias, les images de presse, l’Histoire même que nous vivons chaque jour ! 366 jours divisé par 2, ça fait ?
@pasmory : euh, 183 ! okay, bon je te ferais 183 RT, like, pin... en 2012... Enfin on verra (humour) ! Mais cette année est importante. c’est l’année du vote. Un acte que les femmes ont mis du temps à acquérir. Alors mesdames, votez ! Par contre je vois qu’au niveau responsabilité et paie c’est toujours le grand écart. Moi je suis pour une augmentation de ton salaire :) Le peu de femmes au pouvoir (tous bords confondus) semblent s’effacer. Par contre la Toile est mixte. Alors à quand une expression plus féminine IRL ?
@celinemory : la génération est en marche mais le temps et les hommes qui sont aujourd’hui quadra ont davantage pris conscience des écarts (parce que leurs compagnes, leurs amies, leurs cousines...) travaillent aussi plus que la génération d’avant... c’est inéluctable ! Après sont-ils d’accord, et les rôles sont ils mieux partager... c’est une autre paire de manches ! Mesdames, faites prendre conscience aux hommes des stéréotypes qu’ils absorbent depuis leur naissance !
@pasmory : je finis avec cette question sur les séries TV. Une série sur France 2 m’a pas mal impressionnée avec Nathalie Baye (lien ici). La force et la traîtrise aux mains des femmes, le vil et le naïf aux mains des hommes. D’un autre côté avec ‘scènes de ménage’ je vois des échanges stéréotypés voir caricaturaux qui permettent de démontrer l’absurde... Quant à la série ‘Bref’ la femme demeure toujours autant inaccessible :) Qu’en penses-tu ?
@celinemory : les femmes sont des hommes comme les autres, voilà ce que j’adopte comme idée maitresse : osez, soyez vous-mêmes, ne pensez pas «mais une fille ne fait pas ça !» car votre force peut être votre bienveillance ou votre leadership #sachezle ! Les séries : elles marchent parce qu’elles grossissent des traits dont chacun(e) a conscience quelque part et parce qu’il y a des choses qu’il faut changer.
Ciel ma femme m’a twitté ! «Les femmes sont des hommes comme les autres».... ça vous inspire quoi vous ? Si vous avez aimé ce billet, tweetez-le !
à bientôt
@pasmory @celinemory
Alors que la crise secoue de plus en plus l'Europe, je constate que les réseaux sociaux se développent et surtout qu'ils sont toujours aussi tournés vers l'avenir et les sujets d'actualités. Les conseils et les astuces pullulent. Bien entendu certains sont à but ‘lucratif’ mais force est de constater que le partage de connaissance et de projection vers l’avenir fait légion :)
Les marques investissent de plus en plus (Coca Cola)
Cette manne de clientèle attire bien entendu les marques mais alors que certaines semblent ne pas avoir saisi la méthode il est un cas qui dans le monde fait de plus en plus parlé de lui c’est l’utilisation des médias sociaux par Coca Cola (article ici). Force est de constater que la leçon prônée par les spécialisés en RS, à savoir écouter et entamer une discussion avec les internautes, est une base essentielle (social CRM quand tu nous tiens ^^). Et bien entendu la marque peut ainsi avoir une passerelle de communication via ces promoteurs. Ce qui est d’autant plus intéressant c’est que contrairement aux idées reçues ce ne sont pas les cadeaux ou autres promotions qui semblent animer cette communauté mais plus le plaisir et l’envie de discuter avec la marque. Un cas vraiment riche d’enseignement de mon point de vue.
Toujours plus de partage, les réseaux sociaux prennent de l'ampleur
Alors que certaines niches sociales semblent décliner, les poids lourds continuent toujours leur progression et plus étonnant, après 2 échecs, Google avec Google+ semble avoir trouver une parade efficace par face à Facebook. Toujours plus d'investissement, les réseaux se multiplient (Windows avec SOCL)
Cette croissance des réseaux sociaux et ce partage d’information toujours plus présent est de mon point de vue une envie d’évasion et une manière d’échapper à toute communication trop formatée. Ainsi alors que sur Facebook je suis les avis et informations avec mes amis et collègues, sur Twitter je regarde, scrute les avis, informations sur les thèmes que j’apprécie. Bien entendu, le formaté existe aussi mais chaque semaine je découvre des idées nouvelles grâce à un/des internautes. On pourrait croire à de l’utopie mais ces idées, même indignées, véhiculent le plus souvent une croyance en l’avenir. Telle une sonde elles explorent des sujets. Souvent cela ne donne rien de concret, mais cela a au moins le mérite de bousculer des idées stéréotypées.
Et là un phénomène toujours plus puissant me parle beaucoup. Ce sont les Twitterverses. Le cas de la salariée CORA (Article) en est une illustration.
Toujours plus de pouvoir aux internautes (les Twitterverses : CORA, ONG)
Dés qu’un cas touche à l’imaginaire collectif, les réseaux sociaux s’en emparent et partent à l’assaut des fatalismes ou actualités pré formatées relayées par les ‘grands médias’. Ainsi, l’employée de CORA qui devait être licenciée car elle avait récupéré un ticket de caisse a du être bien surprise d’être défendue par des inconnus sur Internet. Mais si on veut regarder plus loin, on peut se poser la question des syndicats en France. Leur crédo est la lutte pour que les ‘salariés’ est un meilleur avenir. Avec l’émergence des réseaux sociaux je me pose la question du ‘quand’ et ‘si’ ces organisations comprendront et appliqueront une communication/discussion via ses médias... un jour. Vu que ces syndicats sont en perte de vitesse, je me dis qu’ils devraient regarder cela de plus près (ce que j’ai pu lire sur leur TL ressemble plus à des annonces/communiqués qu’à une discussion mais peut être que je me trompe). Le Twitterverse étant de mon point de vue un premier moyen qui leur correspond le mieux. Certaines ONG (comme GreenPeace) ont quant à elles bien saisies cette opportunité et exploitent les flux d’actualité véhiculés par les réseaux sociaux en proposant de les aider dans leur combat/besoin. Quand une catastrophe surgit, les ONG n’ont plus qu’à se brancher sur le flux des conversations pour démultiplier leurs moyens et s’il s’agit de dénoncer quelque chose alors ils arrivent à attirer le flux sur eux (Greenpeace versus l’huile de palme étant de mon point de vue un beau cas d’école, à telle enseigne que maintenant on peut voir des produits avec la mention ‘sans huile de palme’, je le vois même écrit dans la charte de restauration collective).
Alors l'indignation : moteur ou simple roue de paon ? Quand on voit une manifestation relayée par des médias classiques (comme dit par les Guignols de l’info sur canal+, ‘l’ancêtre d’internet) on peut voir l’effet immédiat mais au final il se passe quoi ? Le plus souvent c’est un rapport de force et il n’est pas rare que rien ne change vraiment si le suivi n’est pas assuré et que l’implication personnelle n’est pas sollicité. Par contre lorsque les médias sociaux entrent dans la partie, le moteur basé sur la viralité peut agir et dévoiler sur la longueur un véritable pouvoir une contrition et influer sur une décision. Cette vision, certes idéalisée des médias sociaux, donne un peu d’espoir en l’avenir et oblige les décideurs à ne pas négliger ce pouvoir de mobilisation.
Bien plus loin, à titre personnel il est toujours possible sur les réseaux sociaux de demander un peu d’aide pour peu que l’on sache ce que l’on veut. Au final la connaissance partagée regarde-t-elle un avenir optimiste ? Je le pense réellement. La complainte ne semble pas être le moteur mais plus la solution face à un problème et les actions altruistes (ou pas) ouvrent vraiment la voie vers une forme de savoir collectif et partagé. Bien plus qu’une encyclopédie, ce sont des projections, des idées, des humeurs qui sont affichés. La projection du moi idéalisé mais aussi ce besoin de reconnaissance et donc d’auto satisfécit, nous obligerait il à donner, présenter que le meilleur de nous ? Optimisme à tout craint ?
Au final, dans les réseaux sociaux, la confiance à priori étant la base, le regard est altruiste et bienveillant la plupart du temps envers les pairs, sommes nous tombés dans une nouvelle forme d' ONG anti crise ? Votre avis ?
@pasmory
Les réseaux sociaux ont beaucoup fait parler d’eux cette année. Le réseau social est devenu un élément incontournable et des billets / articles ont de plus en plus utiliser cette source comme moyen de mesurer voire d’informer les personnes. S’il faut s’en convaincre, le CSA (ou des lobbys?) n’ont rien trouver de mieux que d’interdire l’utilisation des mots Facebook et autre réseaux sociaux (lien ici) ...
Alors que les marques se lancent de plus en plus dans cette aventure, un phénomène a pris de l’ampleur ou du moins est devenu de plus en plus visible, le réseau social utilisé comme contestation voire comme une ‘arme’ subversive.
Ce que j’entends par subversif peut se découper en deux thèmes :
la revendication qui amène un changement notable dans le pays / le monde
la revendication qui amène une entreprise à revoir sa position
La revendication qui amène un changement notable dans le pays / le monde
Au début de cette année, ce qui a été appelé le printemps arabe, a été une démonstration de force exemplaire du pouvoir des réseaux sociaux. La Tunisie avec Facebook, l’Egypte avec le réseau Twitter, la Libye avec Youtube et les différents canaux des réseaux sociaux (lien ici et lien ici). J’imagine que des personnes travaillent sur ce phénomène pour mieux le comprendre (le contrôler?) mais j’en ai retenu le résultat : un libre arbitre qui a emporté toute décision, toute volonté politique ou de contrôle.
Ce qui me surprend le plus c’est que ce phénomène ne pèse pas encore dans les pays occidentaux. Les réseaux sociaux servent à rassembler mais l’impact n’est à ce jour pas mesuré. Je pense à la Grèce en premier chef mais aussi au mouvement des indignés qui essaie de changer la pensée économique. Les médias semblent avoir retenu la leçon en se faisant le porte parole plus présent de ces mouvements. Est-ce à dire que ce qui est occidental a plus de chance d’être suivi par les médias ‘traditionnels’ ? Une évidence qui ici renforce l’idée que j’ai : les réseaux sociaux prennent d’autant plus de pouvoir que le pays restreint les moyens d’expression et que les médias laissent s’exprimer (avec des limites) la contestation. Ici je fais une analogie historique pour exprimer mon idée : pendant la seconde guerre mondiale, les contestataires en France écoutaient radio Londres et lisaient les journaux interdits. C’était alors un moyen de se réconforter et se renforcer dans un espoir de libération. Il fallait en fait s’impliquer en écoutant ce qui était déclaré comme subversif par le pouvoir en place. Le réseau social, pour le printemps arabe a, de mon point de vue, joué le même rôle que radio Londres (avec les messages personnels, les meneurs etc. Un mini réseau social avant l’heure?). Et comme l’implication amène souvent à l’action, la répression basée sur la peur n’a pu contrer cet espoir naissant. Pour le peuple Grec, le phénomène semble plus complexe. L’indignation est relayée par les médias locaux (beaucoup moins dans les autres pays). J’ai été stupéfait de découvrir qu’il y avait une grève générale depuis 15 jours alors qu’il y a peu cela faisait les choux gras de nos journalistes. Un repli sur nous même ? Peut être... Quant au mouvement des ‘indignés’, il est aussi spectaculaire que sporadique... Alors que les réseaux sociaux racontent une histoire et ainsi fidélise ceux qui adhèrent, ces mouvements sont relayés par les médias traditionnels et ne me semblent pas assez présents sur les réseaux sociaux. L’histoire est décousue et donc moins ‘passionnante’...
Le printemps Arabe a raconté une histoire qui m’a tenu en haleine avec comme dans un film des rebondissements, des craintes et des changements radicaux.
la revendication qui amène une entreprise à revoir sa position
Le dernier exemple en date qui montre la puissance des réseaux sociaux est le cas CORA (lien ici). Une fois de plus une marque a 'oublié' une évolution notable du 21ème siècle, celle de la parole publique via les réseaux sociaux (bien plus puissante qu'une contestation classique ?). Pourtant ceci n’est pas nouveau. Rappelez-vous de Nespresso qui licencie un vendeur car un client se plaint du manque de ‘service’ via Foursquare (lien ici) mais aussi de l’affaire Nutella et la campagne de Greenpeace sur l’huile de palme (lien ici). Tout ceci fait écho à un de mes précédents billets où je compare les réseaux sociaux à un Big Brother regardant les marques (lien ici). Depuis 2010 ce phénomène prend de l’ampleur mais les marques tel des caméléons savent rebondir.
Tout cela m’amène à penser que les réseaux sociaux ont aujourd’hui acquis un statut de source d’information et de contradiction nécessaire à toute démocratie.
S’il faut s’en convaincre, un dernier exemple est celui des inondations en Thaïlande (lien ici)
Ceci est mon point de vue, et est forcément incomplet :) Alors 2011 année du réseau social subversif ? Qu’en pensez-vous ?
@pasmory
Sur Quora, je suis une conversation sur les possibilités que pourraient explorer les réseaux sociaux. Aujourd’hui force est de constater que les médias sociaux ont pris le pas sur les pages web classiques. Cependant, les réseaux se multiplient, comme à l’époque des forums. Demain (aujourd’hui ?), (de mon point de vue) il sera difficile d’atteindre l’information si cette diversification / segmentation se prolonge.
Sur Twitter, tel un découvreur, je peux accéder à l’information qui m’intéresse de manière ludique. Au fur et à mesure de mes pérégrinations j’accumule des savoirs parfois utiles et il devient de plus en plus difficile de les trier tant le flux augmente.
A cela s’ajoute la segmentation qui m’oblige à regarder ailleurs les éléments qui pourraient compléter voire bouleverser mes points de vue.
Et c’est bien là que se situe le problème. je passe beaucoup de temps à trier et la notion de zapping peut à l’occasion me faire passer ce qui aurait pu ou devrait attirer mon regard.
Des outils comme Flipboard / paper.li permettent déjà de mettre en page ses ‘acquisitions’. Une première classification donne un sens à ce qui m’intéresse mais cela ne suffit pas.
Certains pourraient me parler des outils de curations (tel scoop.it) qui agrègent sous un thème donné les articles et avis sur un sujet.
Mais est-ce cela l’avenir des médias sociaux ? Vers quoi pourraient-ils tendre pour rendre l’information plus complète et diversifiée ?
La structuration de l’information pourrait (devrait?) devenir un axe privilégié des médias sociaux. Les hashtags sont déjà un précieux moyen de trouver se que l‘on cherche mais au même titre que les RT qui commencent à ne plus être visible (le symbole a remplacé le RT), les flux pourraient s’organiser de manière à proposer des informations comme un eBook ou les applications tel Flipboard. Ainsi il serait possible de cumuler les listes, les hashtags tout en travaillant sur la forme.
En poussant un peu plus loin la réflexion les médias sociaux pourraient s’inspirer de la série TV Flash Forward (lien) et proposer de regrouper automatiquement des informations pertinentes en fonctions des besoins de l’utilisateur. Google à ce niveau a déjà appliqué un premier tri des ‘actualités’ en fonction du lieu où on habite .
En effet d’un point de vue utilisateur c’est un formidable outil qui pourrait s’ajuster aux besoins.
Cette information pourrait faire l’objet d’une mise en page plus journalistique. Il existe déjà des outils comme Flipboard / Paper.li. Cependant au-delà de cela, ces outils vont très certainement évoluer car à ce jour cela dépend beaucoup de ce que le lecteur a choisi. Il parait intéressant d’y adjoindre les outils de curation tel scoop.it mais aussi de penser différemment les sources. Ainsi des sources complémentaires pourraient être constamment proposées au lecteur et lui proposer d’enrichir sa connaissance. Zuckerberg (lien) parlait récemment du côté ‘éducatif’ des réseaux sociaux pour Facebook. Je le rejoins sur ce point mais pas dans la forme actuelle. Wikipedia me semble plus approprié comme source de définition mais la réflexion ‘humaine’ passe à mon sens plus par les blogs et les échanges sur les différents médias sociaux. Un outil qui proposerait d’aller puiser régulièrement des informations sur un sujet donné serait très certainement une très belle source de savoir. Au niveau business, il deviendrait un incontournable et donc source de revenu (tel Google avec son moteur de recherche).
Cette manière de se voir proposer de nouvelles sources d’informations serait un grand bouleversement pour les réseaux sociaux. D’une part, la source serait diversifiée ; cela ne dépendrait pas d’un seul média mais aussi cela ajouterait un volet participatif accru.
Ainsi les réseaux sociaux pourraient évoluer vers les améliorations ludiques :
Il est intéressant de lire les articles sur un sujet, beaucoup moins de voir que beaucoup sont des ‘redites’ d’un autre article. la redondance est un mal nécessaire pour montrer l’intérêt mais aussi gratifier celui qui propose l’information. Cependant elle l’est beaucoup moins lorsqu’il y a une simple copie d’un blog ou tout simplement lorsque l’on a déjà lu cette information. Ainsi un outil de confort pourrait permettre de trier les redondances. Il pourrait se présenter simplement. Tel un jeu vidéo l’utilisateur aurait une barre de score sur la popularité de ses tweets par exemple mais aussi des informations qu’il a retweetées. Le but étant bien entendu de créer un sentiment de réussite et d’appartenance à la communauté. Si l’on regarde Foursquare, ils ont ajouté dans l’application Iphone une barre de score personnelle par rapport aux check-in et positionne l’utilisateur par rapport à ses amis. Pour les réseaux sociaux cela pourrait se traduire entre autres par une pertinence (primeur de l’information), une envie de partager (RT), et une popularité (ceux qui RT votre information). Au niveau de la redondance, le modèle de Flipboard et les eBook semblent intéressant à analyser. En sélectionnant un Tweet donné, il pourrait y a voir la possibilité de voir les tweets qui ont repris cette information ainsi que les commentaires (cela vaut aussi pour les autres médias sociaux). Ainsi le Tweet mis en valeur serait la source et les RT seraient gratifiés. La redondance, la gestion des doublons serait simplifiée. Quel intérêt ? Eviter les redites et pouvoir suivre plus d’informations pertinentes :)
Ainsi s’achève la première partie. La suite bientôt :)
En attendant exprimez-vous. Qu’en pensez-vous ? Quelles sont pour vous les voies d’amélioration qui pourraient peut-être bouleverser ce média dit ‘social’ ?
@pasmory
Note : si vous recherchez une personne comme moi, contactez moi :)
Il y a quelque temps je faisais la réflexion, selon que l’on soit devant son ordinateur ou en train de bouger, les outils changent et les usages et intérêts aussi.
Lorsque je suis sur mon ordinateur je suis en recherche de plusieurs types d’informations sur les réseaux sociaux. Je désire accéder à mes comptes, observer des statistiques, ajouter des fonctionnalités, lire des blogs différents, rédiger un billet et archiver ce qui me semble le plus pertinent.
L’ordinateur m’offre le confort à plus d’un titre. Je consulte mon flux RSS, mes différents profils sociaux en quête d’informations diverses.
Caractéristique des applications que j’utilise le plus via mon ordinateur :
Grâce à l’application officielle Twitter j’ai le moyen de suivre le fil en asynchrone (contrairement à Hootsuite) et balayer d’un seul coup d’oeil si j’ai de nouveaux followers mais aussi observer les listes dans lesquelles je suis. Ma vanité bien entendu s’en trouve touchée voire affectée :)
Avec Hootsuite je balaie d’un seul coup d’oeil mes différents canaux sociaux et je RT en y ajoutant des commentaires. Cependant par certains aspects cette application a une représentation un peu aride. Malgré les statistiques que l’on peut en tirer je reviens rapidement sur l’application officielle.
Avec Netvibes je catégorise et suis les différents flux RSS qui m’intéressent. Conviviale et simple d’utilisation je découvre des éléments qui viennent enrichir ma réflexion.
Avec Posterous je prépare mes billets et essaie de partager avec vous, internautes avertis, mes réflexions sur les réseaux sociaux.
Avec Facebook, j’explore le fil de mes amis et partage avec eux.
Au final, quand j’utilise mon ordinateur je suis plus à même de pouvoir surfer rapidement et grâce aux onglets et fenêtres multiples, je classifie et suis plus attentif à ce qui m’est proposé. Le partage est de mon point de vue plus riche et surtout va dans les 2 sens.
Lorsque j’utilise mon téléphone mobile,
Hootsuite et Tweetdeck deviennent mes principaux outils de communication pour twitter. Mais bien plus loin c’est une recherche et une lecture différente que j’ai. Avec Tweetdeck je suis des TL auxquelles je suis abonné mais bien plus je suis des sujets différents. Ainsi je peux m’informer sur mon milieu professionnel et lis les échos / rumeurs qui circulent sur mon entreprise. L’usage va bien au-delà de ce que je lis régulièrement sur les réseaux sociaux. Ici c’est une veille active qui me permet de me faire une opinion sur l’actualité de la société qui m’emploie. Hootsuite est davantage pour poursuivre des discussions engagées avec mes followers. Tweetdeck et Hootsuite sont ainsi complémentaires.
News republic est un excellent moyen pour moi de continuer ma veille, celle qui fait que tous les jours je me connecte aux flux qui parlent des réseaux sociaux.
Facebook sur Iphone est vraiment bien fait et ici je m’en sers plus pour publier des infos vers mes amis (photos, avis, impressions) et lis les retours.
Un outil me permet de suivre mes stats Twitter : Birdbrain. Excellent pour d’un seul coup d’oeil savoir qui me rejoins ou me quitte :). Quant à Posterous je le consulte plus pour lire les commentaires et réagir.
Au final, tout ceci me fait dire que je suis plus ouvert à la découverte lorsque je suis devant mon ordinateur, et plus intéressé pour discuter lorsque j’utilise mon mobile.
Ma réflexion vise à ouvrir le débat sur les contenus. En effet selon que l’on soit nomade ou sédentaire mon attention et ma manière de partager / consulter est différente. Ainsi les marques présentes dans les réseaux sociaux et autres canaux de communication désormais (les leurs aussi;) ne devraient-elles pas essayer de m’accorder une image / une information différente selon que je sois en déplacement -et donc plus zappeur- et m’engager à découvrir plus avant ce qu’elle me propose lorsque je suis devant un écran d’ordinateur. Si je fais un parallèle avec la publicité, l’ordinateur serait un catalogue, un livre, et mon mobile une affiche 4X3 qui doit m’inviter à découvrir voire compléter une information sur la marque.
Rêvons un peu...
Et si la marque s’amusait à diffuser l’information en fonction des médias, de leurs usages, et des comportements des internautes (mobilité ou non) ? Si les marques traitaient les réseaux sociaux non comme un moyen de communication mais plus comme un contenu unique relié au comportement de l’internaute ? Ce n’est pas en diffusant sur différents médias sociaux le même message, la même densité de contenu, que les marques seront plus présentes. C’est à mon sens, en adaptant le squelette et le corps des messages au comportement de la cible (mobile ou fixe) que la marque saura atteindre son but. Avec le mobile, l’aspect nomade serait pris en compte et plus qu’un slogan, une image par exemple serait exposée pour me faire découvrir une nouvelle expérience (via 4sq ou en proposant de lire des panneaux sur ma route etc.). L’esprit reporter (Tintin) qui sommeille en moi serait ravi de partager cette expérience. Tel un découvreur le soir devant mon ordinateur je rejoindrai cette marque avec plaisir pour y engager une discussion...
Et vous, qu’en pensez vous ?
@pasmory , en recherche de nouvelles opportunités :) (lien ici)
Version française :
En suivant différents fils twitter je suis tombé sur des CV utilisant des QR codes dont celui ci qui est vraiment extra.
Je me suis prêté à l’exercice pour 2 raisons :
Si vous êtes séduit par mon profil, contactez-moi soit via mon fil Twitter (@pasmory), soit par email.
Sinon tweetez cet article s’il vous a intéressé ^^.
pour info : j’ai trouvé sur Datamancer le clavier ‘steampunk’ que vous pouvez voir en trame. Lien : http://www.datamancer.net/
Commentaires bienvenus et spéciales mentions @QRBoy @AutourduRezo qui m’ont aidé pour les QR codes.
@pasmory
UK/US version:
Following different TL, I found some very amazing Curriculum vitae (resume)
using QR code. Check this one which is really awesome.
I wrote my CV for 2 reasons:
If you are interrested about my profile, please contact me on my TL
(@pasmory), or send me an email. Or tweet it if you like it :)
FYI : I found the steampunk keyboard on datamancer website. Link:
Comments welcome and special thanks to @QRBoy @AutourduRezo for QR codes helps.
@pasmory
Alors que l’on parle de regroupement de médias sociaux voire de créations de nouveaux grands réseaux et que les investissements vont crescendo, je me pose la question du syndrome de la ‘bulle internet’.
Est-ce que tous ces mouvements et investissements ne vont pas à l’encontre des usages ?
Un récent article parlait d’une nécessité du nombre versus la qualité pour atténuer les effets pervers que peuvent engendrer les réseaux sociaux. Si l’on compare Google en se reposant sur l’affaire Obama (rappelez-vous de la représentation de Michelle Obama qui apparaissait avec ce moteur de recherche) et les réseaux sociaux, il est plus que probable que cette pratique soit moins favorisée. En effet, des gardes fous n’hésitent pas à fermer des comptes Twitter et Facebook si ceux-ci s’avèrent obscènes, dégradants ou sont des scams/spams. Quant aux utilisateurs, alors qu’ils sont ‘anonymes’ via Google, ils sont ‘connus’ sur les réseaux sociaux.
Mais voilà, ce premier équilibre qui commençait à s’imposer se trouve aujourd’hui en face d’une nouvelle donnée. L’émergence de nouveaux médias complémentaires pour certains (Color par exemple) ou en compétition directe viennent perturber cet équilibre. Convergence dans les idées, divergence dans la pratique, Ubermedia propose de ré-inventer une nouvelle forme de microblogging. Les 140 caractères de Twitter sont-ils menacés ? L’avenir nous le dira mais je pense que tout ceci n’est qu’un feu de paille.
En effet, penser en fonction de ce qui existe est de mon point de vue une vision étriquée et n’engendrera qu’une dispersion. Les réseaux sociaux ont besoin du nombre pour qu’émerge la qualité. Vouloir donner plus de textes ou de nouveaux réseaux est un danger à plus d’un titre :
- Il va falloir conquérir rapidement une audience et la fidéliser.
- Il va falloir soutenir d’un point de vue économique un modèle qui n’a toujours pas fait ses preuves à ce jour. La valeur 'boursière' est importante et pourtant si l’on y regarde de plus près ce n’est que très récemment que Facebook est devenu bénéficiaire et Twitter cherche encore son business model.
Tout ceci me fait penser à une querelle d’adolescents. Si je regarde Twitter, cet outil est intéressant à plus d’un titre et alors que des entreprises commencent à s’y investir, les rumeurs de concurrents / remplaçants pointent le bout de leur nez.
Ceci n’est pas sérieux.
Le business a besoin de nouveauté mais si je ne me trompe pas, se doit de reposer sur des bases un peu plus solides. Ainsi la stratégie de Twitter et d’Ubermedia sont à mon avis, un non sens tant stratégique que financier. La richesse de ce média tient principalement en la diversité de sa population et si elle perd des usages, je crains que cela ne soit au final perdant / perdant.
Sur Facebook, j’ai pu lire récemment qu’un responsable s’était implanté en France afin de développer la présence des entreprises européennes et donc françaises. Mais ici encore, je reste sur le questionnement. Entre un procès qui ne fait que prolonger une querelle, une décision de vendre les données personnelles et les changements incessants de politiques éditoriales (regardez comment les fan pages ont été modifiées... L’apparition du IFrame est une belle chose, mais les changements nuisent à une relation durable avec l’utilisateur, et j’en perds moi-même mon latin.
Comment une société qui est frileuse sur les données personnelles, une PME qui cherche à accroître sa communication peut-elle investir sereinement dans ce média. Est-ce réservé à une élite et aux techies ?
Il est plus que temps pour ces médias sociaux de grandir un peu et de considérer que le mode participatif a des règles et que ces règles sont réciproques (transparence, participation...). Avec ses médias je vois une dispersion, multiplication des moyens, qui peuvent parfois porter préjudice à leur image : une envie de toujours surprendre pourquoi pas mais il faut sans doute rester fidèle à certaines valeurs et une des règles essentielles, est de savoir honorer les anciens. Cette règle est trop (re)mise à demain, ce qui rend les utilisateurs de le première heure vite infidèles mais surtout gâche leur potentiel d’ambassadeur.
Qu’en pensez-vous ?
@pasmory
Les réseaux sociaux reposent sur des règles simples et contraignantes. Il faut savoir écouter, faire participer les lecteurs, être vrai et transparent, être respectueux (Troll banni ^^) tout en étant ludique et fun. Tout ceci oblige donc à être constant, attentionné et bien entendu intéressant. Par ailleurs, il est plus que nécessaire d’instaurer un rythme, une notion de rendez-vous et de créer de la valeur.
J’y ajoute le côté business (le produit que l’on veut promouvoir).
Et je me pose la question :
Si je devais monter une agence de conseil comment pourrais-je définir un business model et pour cela je me suis basé sur l’excellent livre ‘Business Model Generation’.
Le revenu entrant / flux peut être évalué selon différents critères :
Le client / la cible : les produits doivent répondre à un besoin (à créer ?), une mode (actuelle, à venir ?). Le réseau social est un élément qui va le mettre en valeur, le sublimer ou tout simplement permettre d’en parler, échanger. Selon le média social utilisé les produits semblent avoir un canal associé. Comment vendre, par exemple, une voiture sur Twitter / Facebook ? Aujourd’hui, je ne sais pas. Mais peut être qu’ici il s’agit d’adresser un message de communication et surtout suivre les commentaires acerbes ou positifs. Le client au final peut devenir fier d’avoir son produit et pourquoi pas prêt à jouer l’ambassadeur de marque (produit). Ici la transparence, la constance et le ludique semblent en être des composantes essentielles. Comment adresser la cible si elle ne peut pas se mettre en valeur en relayant l’information de la marque / le produit ? Plus qu’un coupon de réduction c’est une reconnaissance de la marque qu’il est nécessaire de faire ressortir. Laisser la cible en qualité de spectateur est à mon sens une erreur stratégique (je sais beaucoup de marques s’en contentent, mais qui est un mouton ou qui est un lion ?).
La valeur de proposition : l’objectif est d’amener des personnes médiatiques ou non à mieux exploiter (découvrir ?) les réseaux sociaux. Ils se doivent aujourd’hui de discuter et de s’ouvrir à ce média. Le plus est d’apporter du ludique (15 ans dans le secteur du jeu vidéo forge un homme^^ et notamment une expérience du «comment engager un ‘joueur’»). Il est évidemment nécessaire d’y inclure les outils de tracking et de mesurer l’impact que causera cet investissement en temps (ROI). Au final ils pourront toucher un public plus large et pourront créer un buzz en amont, maintenir le contact avec leurs fans mais aussi leurs détracteurs et donner de la valeur supplémentaire à leur connaissance première.
La relation clientèle : ai-je besoin de vous préciser qu’il est indispensable d’avoir un/des CM pour suivre ce qu’il se dit sur votre produit / marque, votre e-réputation et au final la valeur de ce que vous proposez ? Mais bien plus que cela, il s’agit d’instaurer un dialogue et ceci peut aller bien au delà du travail d’un CM. Plus que les réponses ce sont aussi les envies/besoins qui doivent être tracés par le/les CM et adaptés pour que l’utilisateur final (le client) puisse diffuser intelligemment son message. La multiplicité des canaux de diffusion obligent à adresser différemment la relation client.
Le canal de distribution : au delà des réseaux sociaux qu’il faut adresser, il est nécessaire de cibler les médias qui vont être des relais. Selon les besoins il sera certainement nécessaire de développer différents ‘sites’ / ‘profils’ / fan page. Ici le ludique peut grandement aider à ces différentes communautés à se retrouver au final sur la page destination sur laquelle le business va enfin pouvoir être effectif. La transparence est ici plus qu’utile ; c’est une obligation ! On est ici dans l’idée de dialogue et cela suppose que l’on veut construire une relation (même superficielle:) qui va bien au-delà de la communication. Pour qu’une relation soit durable, pour fidéliser le client, il faut acquérir sa confiance et la transparence est essentielle. Une marque qui aujourd’hui se contente de diffuser une information unilatérale, via les grands médias uniquement, montre à mon avis une frilosité qui dans le monde actuel ne peut survivre longtemps en points de notoriété auprès de l’opinion publique. Via un média social quel qu’il soit, le produit ou la marque se donne les moyens pour adresser ses messages clairement, et accompagne finalement le consom’acteur vers l’achat avec plus de bienveillance. Par contre, s’il y a une faille, le réseau social sera alors redoutable et il sera bien plus rapide à détruire la réputation, le sérieux et/ou la valeur de la proposition faite à l’utilisateur.
Qu’en pensez-vous ?
@pasmory
PS : j’ai volontairement omis de parler des coûts :)
Depuis peu je tombe sur des articles parlant de curation mais aussi de nécessité de vérifier les outils, les sources. Bientôt on va demander aux utilisateurs de montrer patte blanche. Serai-je un journaliste ? Un spécialiste ? Dois-je (dé)montrer tout ce que je dis, trouve, apprécie ?
Au lieu de répondre à cela je me demande si la tendance n’est pas de permettre à quelques uns de s’accaparer ce média qu’est Twitter ? La tendance dont je parle est :
La curation
En effet, la curation est à mon sens une belle chose si on la considère comme source d’information au même titre que d’autres. Elle peut être un danger si on l’utilise comme une vérité comme parfois toute information TV / écrite qui peut être guidée par des intérêts (audimat, rumeurs...). Les marques commencent sérieusement à s’y intéresser et ont bien compris que convaincre un ‘curateur’ est une manne d’audience (de business) importante.
Qu’est-ce que la curation ?
Pour vous faire une idée, je vous invite déjà sur Techtoc TV, webtv collaborative, où le sujet a été débattu.
Pour ma part, si je dois résumer c’est une personne (un organisme ?) qui regroupe les articles, éléments pertinents sur un sujet donné, et qui les qualifie et les référence. Le curateur a normalement épuré les redondances et se doit d’être impartial dans une posture quasi-journalistique.
Mais voilà son action se concentre sur les méta données et oublie parfois les originalités, en tout les cas, ce dispositif réfléchit pour vous et va à mon sens à l’encontre d’un des fondements de Twitter :
l’esprit de découverte par soi-même.
Si le lecteur se concentre sur cette source il demeure passif et peut uniquement servir de caisse de résonance voire passer à côté de quelque chose. Autre problème qui m’interroge par rapport à ces curateurs : comment être repéré par un curateur ? En montant petit à petit sa e-réputation ou en étant déjà un puissant ?
Donc oui la curation est utile mais non suffisante.
Je préfère, et de loin, être un paparazzi des informations.
Ma définition serait : être toujours en éveil et suivre de prêt toute personne qui rejoint mes centres d’intérêt, les #FF et les RT.
La source qui me plait énormément c’est le RT de ceux que je follow. Le RT lorsqu’il est respecté par les utilisateurs Twitter me permet de trouver des perles, des sources utiles. Ces sources répètent (comme moi) des sources connues mais offrent parfois de vrais moments de plaisir. Un échange via les @, des articles / billets. J’explore une facette, un sujet, une émotion (ponctuelle ?). Ce nouveau profil que je découvre, je le scrute et m’abonne à cette nouvelle TL (peut-être vais-je déchanter dans quelques jours mais peu importe).
Une deuxième source le #FF. Quand un des followers fait un #FF je regarde systématiquement les profils et les derniers tweets. Et c’est ainsi que j’élargis mon cercle de connaissances et de savoir.
Ainsi, le curateur est accompagné d’autres sources bien souvent tout aussi importantes et innovantes.
Tel un paparazzi de l’information je traque, débusque les informations. Tel un paparazzi de l’information je RT et / ou expose mes découvertes. Tel un paparazzi de l’information je me trompe parfois (souvent?) mais Twitter est pour moi ce média qui favorise ce comportement. Et vous qu’en pensez-vous ? Êtes-vous un paparazzi de l’info ?
Depuis quelque temps je tombe sur des articles qui conseillent (exigent ?) que les utilisateurs Twitter doivent s’investir beaucoup pour maintenir un attrait, développer son réseau. Il faut être constant, intéressant, amusant, surprenant et surtout apporter de la valeur à ses followers. Et cerise sur le gâteau, rester soi-même et se concentrer sur le sujet, être cohérent avec la thématique que l’on déclare comme étant celle pour laquelle on a un attrait.
Ces propos empreints de bon sens et de générosité me gênent aux entournures car ils me dictent des règles et vont -à mon sens- un peu (beaucoup?) à l’encontre des fondamentaux qui m’animent et que je résume en un mot. Et le voici.
CURIOSITE
Ma curiosité m’amène à lire des articles / billets sur des sujets divers et variés et quel bonheur quand je trouve une ouverture nouvelle. Si en plus cela peut relier à l’artistique, c’est du caviar.
Le sujet sur lequel on se penche mérite que l’on s’y attache. Mais comment créer la surprise et la curiosité de mes followers, l’approfondir, l’envie de découvrir si je reste sur le même topic en associant 2 thèmes (ou plus) ? C’est en tout cas une piste que j’explore et que cherche à développer et pour cela je regarde d’autres sujets.
Les réseaux sociaux, et Twitter en fait partie :), sont entre autres des médias de curiosité et invite au partage et à la discussion. Alors comment provoquer cette curiosité et mieux insuffler une dynamique de discussion sur l’objet de la représentation?
La question qui invite le lecteur à interagir semble s’essouffler. Ce n’est plus suffisant. Mais provoquer l’envie, la curiosité est à mon sens un axe peu ou pas assez inspiré. D’autant que cela suppose l’éclectisme tout en restant au contact de ce que l’on défend, apprécie. En effet associer 2 thématiques connues du public mais qui au premier abord ne sont pas forcément liées, invite à 2 choses :
élargir son cercle de lecteurs (mais il faut mesurer le risque de perdre les fidèles lecteurs)
créer de l’originalité tout en restant concentré sur son sujet
Par contre devenir expert d’un autre sujet est certainement plus délicat mais c’est ici que peut s’opérer la magie de faire participer (pour un blog : co écrire?) différentes personnes au débat.
Ainsi l’enrichissement mutuel, un des fers de lance des réseaux sociaux serait réel. La virtualité, l’abolition des distances, permet ce débat pourquoi ne pas en profiter ?